Cyclone à La Réunion : quels sont les risques et comment s’y préparer ?

Chaque année, les habitants de La Réunion font face à des cyclones. Certes, ce n’est pas systématique, mais l’histoire a déjà prouvé que c’est quelque chose de plutôt habituel lorsque l’on vit à La Réunion. Bonne nouvelle, à l’heure actuelle, les constructions sont solides et les maisons tiennent assez bien le choc malgré des vents parfois très violents (150-200 km/h). En revanche, durant le passage de la tempête, le monde s’arrête (ou presque). Découvrez quels sont les risques des cyclones à La Réunion et comment se préparer au mieux pour affronter ces tempêtes tropicales.

Chaque année, les habitants de La Réunion font face à des cyclones. Certes, ce n’est pas systématique, mais l’histoire a déjà prouvé que c’est quelque chose de plutôt habituel lorsque l’on vit à La Réunion. Bonne nouvelle, à l’heure actuelle, les constructions sont solides et les maisons tiennent assez bien le choc malgré des vents parfois très violents (150-200 km/h). En revanche, durant le passage de la tempête, le monde s’arrête (ou presque). Découvrez quels sont les risques des cyclones à La Réunion et comment se préparer au mieux pour affronter ces tempêtes tropicales.

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Cyclone sur l’île intense : de quoi parle-t-on réellement ?

Les cyclones sont assez fréquents sur l’île de La Réunion. Ces phénomènes météorologiques sont caractérisés par des vents violents, des pluies abondantes et des conditions atmosphériques relativement instables. En fonction de la vitesse du vent, l’on parlera plutôt de cyclone ou de tempête tropicale. Ainsi, lorsque la vitesse du vent est comprise entre :

  • 51 et 62 km/h, on parlera de dépression tropicale :
  • 63 et 88 km/h, on parlera de tempête tropicale modérée ;
  • 89 et 117 km/h, on parlera de forte tempête tropicale ;
  • 118 et 165 km/h, on parlera de cyclone tropical ;
  • 166 et 212 km/h, on parlera de cyclone tropical intense.

Enfin, lorsque la vitesse du vent est supérieure à 212 km/h, l’on parlera de cyclone tropical très intense.

Les risques d'un cyclone à La Réunion
Quels sont les risques d’un cyclone à La Réunion ? – CC Pexels

Quelle est la période cyclonique à La Réunion ?

À La Réunion, la période cyclonique s’étend plus ou moins de décembre à avril, où les conditions atmosphériques sont plus propices à la formation et au développement des cyclones.

Durant ces mois, les eaux de l’océan Indien autour de La Réunion atteignent généralement des températures de 26 degrés Celsius ou plus. Cette chaleur de l’eau fournit une grande quantité d’énergie à l’atmosphère, favorisant l’évaporation de l’eau et la création d’une zone de basse pression. Cette zone de basse pression peut ensuite évoluer en un système tropical, qui peut devenir un cyclone tropical si les conditions sont réunies.

Malheureusement, d’autres facteurs influencent la formation de cyclone sur l’île :

  • La Réunion se trouve dans une région géographique qui est vulnérable aux cyclones en raison de sa proximité avec l’océan Indien ;
  • les eaux chaudes de cet océan fournissent une source d’énergie pour les cyclones en formation ;
  • La géographie de La Réunion peut influencer la trajectoire des cyclones.

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Alerte jaune, orange, rouge, violette et phase de sauvegarde : késako ?

Les autorités météorologiques utilisent un système d’alerte pour informer la population des niveaux de menaces potentielles des cyclones ou des tempêtes tropicales. Ces alertes sont codifiées par couleurs et indiquent le degré de dangerosité du phénomène en cours.

L’alerte jaune

L’alerte jaune est émise lorsque des conditions météorologiques défavorables sont prévues. Cela peut inclure des pluies fortes, des vents forts et des risques d’inondations.

L’alerte jaune indique que la population doit rester vigilante et se préparer à des conditions météorologiques potentiellement dangereuses. Il est recommandé de suivre les informations météorologiques régulières et de prendre des mesures de précaution.

L’alerte orange

L’alerte orange est une mise en garde plus sérieuse. Elle est émise lorsque des conditions météorologiques dangereuses sont probables dans les 24 heures. Cela peut inclure des vents violents, des pluies torrentielles, des inondations graves, et d’autres menaces potentielles pour la vie et les biens.

Pendant une alerte orange, les résidents doivent se préparer à un impact majeur, prendre des mesures pour protéger leur sécurité et leurs biens, et suivre les consignes des autorités locales.

Lors de l’alerte organe, les établissements scolaires et les crèches ferment. En revanche, l’activité économique continue.

L’alerte rouge

L’alerte rouge est l’une des plus graves. Elle est émise lorsque le cyclone ou la tempête tropicale représente une menace imminente. Des vents destructeurs, des pluies torrentielles et des inondations graves sont attendus.

Pendant l’alerte rouge, la population est encouragée à se mettre en sécurité dans des abris appropriés, à évacuer si nécessaire, et à prendre toutes les mesures possibles pour se protéger. Les déplacements sont également totalement interdits.

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Se préparer à affronter une tempête tropicale à La Réunion – CC Pexels

L’alerte violette

L’alerte violette est une alerte extrême qui peut être émise dans des circonstances exceptionnelles, notamment lorsque le cyclone atteint une intensité dévastatrice.

Pendant une alerte violette, les résidents sont encouragés à se mettre à l’abri immédiatement, à suivre les consignes d’évacuation, et à ne pas sortir.

La phase de sauvegarde

Une fois le cyclone passé arrive la phase de sauvegarde. Cela signifie que la menace cyclonique est écartée, mais qu’il reste encore des dangers. Il est recommandé de se tenir informer, de ne sortir qu’en cas de nécessité (si cela est autorisé) et de ne surtout pas traverser les radiers submergés.

Comment se préparer à un cyclone lorsque l’on vit à La Réunion ?

Les familles créoles ont un rituel bien spécifique lorsqu’elles se préparent à un cyclone. Elles achètent :

  • des boîtes de conserve pour pouvoir se nourrir durant le passage du cyclone ;
  • des bougies en prévention des coupures de courant ;
  • des piles, pour utiliser la radio et rester informées grâce à Radio Freedom ;
  • des bouteilles d’eau en prévention des coupures d’eau.

Elles mettent également à l’abri tout ce qui risquerait de s’envoler avec le vent : les fleurs, les poubelles, etc. Elles renforcent également les portes et les fenêtres lorsque cela est nécessaire.

Enfin, elles prévoient éventuellement des jeux de société à faire en famille. Eh oui, vous allez rester de nombreuses heures enfermés chez vous, sans doute sans électricité. Il faut ruser pour s’occuper !

Quelles sont les conséquences des cyclones à La Réunion ?

Le passage d’un cyclone sur La Réunion implique souvent des conséquences désastreuses pour l’île et les habitants. D’abord, des dommages matériels aux infrastructures, aux bâtiments, aux routes, etc. Nous pourrions, par exemple, évoquer la route de Cilaos qui subit systématiquement des dommages conséquents durant la période cyclonique, coupant littéralement les habitants du monde.

Les vents violents peuvent déraciner des arbres, endommager des lignes électriques et des poteaux, et même détruire des habitations (même si, pour ce dernier point, les destructions massives restent quand même moindres). Les inondations peuvent également provoquer des dégâts considérables aux biens.

Les fortes pluies associées aux cyclones peuvent entraîner des inondations soudaines et des crues subites des cours d’eau. Ces inondations peuvent submerger les zones basses, provoquer des glissements de terrain et rendre les déplacements difficiles, voire impossibles. Cela, sans compter le nombre de voitures et parfois de piétons emportés par les eaux lorsqu’ils tentent de traverser des radiers submergés.

Les cyclones causent également des coupures d’eau et d’électricité parfois longues. Il arrive également qu’ils perturbent les réseaux de communication.

Cyclone à La Réunion : historique des tempêtes les plus marquantes

Il est important de souligner que la formation de cyclone n’est pas systématique chaque année. Il peut arriver que des tempêtes se forment, mais que leur passage reste éloigné de La Réunion, épargnant l’île et ses habitants.

Cela étant, ce n’est pas toujours le cas, et certains cyclones ont marqué les Réunionnais plus que d’autres. C’est, par exemple le cas :

  • du cyclone Firinga en 1989, cyclone tropical de catégorie 4 ;
  • du cyclone Hyacinthe en 1980 qui a été l’un des plus meurtriers de l’histoire de La Réunion ;
  • du cyclone Dina en 2002, qui a causé d’importants dommages matériels ;
  • du cyclone Bejisa en 2013, qui a endommagé de nombreuses infrastructures et routes.

Enfin, plus récemment, l’île a fait face à Belal qui a causé des dégâts évalués à plus de 100 millions d’euros. En parallèle, quatre personnes sont également décédées.

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